Erythrée

Dawit Isaak

Fondateur du journal réformiste Seti, reporter et poète emprisonné depuis le 18 septembre 2001
J'interpelle le chef de l'État

Issayas Afewerki

Président de l'Etat d’Erythrée

Dawit Isaak

Depuis quatorze ans, le journaliste suédo-érythréen est coupé du monde et de ses proches, enfermé au secret dans les prisons du régime d’Issayas Aferworki. Fondateur du journal réformiste Seti, ce reporter et poète n’est que le visage le plus visible de l’inexorable impunité qui sévit en Erythrée – plus grande prison d’Afrique pour les journalistes – depuis cette fatale journée de septembre 2001 qui a sonné le glas de la presse privée dans le pays.

Les appels (tardifs) du Parlement européen en 2009 et 2011 à faire libérer Dawit Isaak et les autres journalistes sont restés sans réponse. Face à l’inefficacité des voies diplomatiques, les avocats de Dawit Isaak Jesús Alcalá et Percy Bratt, ainsi que Prisca Orsonneau au nom de Reporters sans frontières ont en 2011 adressé une ordonnance d’Habeas Corpus à la Cour suprême érythréenne démontrant que la détention de Dawit Isaac était illégale au regard des lois érythréennes et des conventions internationales auxquelles l’Erythrée est partie. Ils ont également déposé en 2012 un recours devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples qui a décidé de se saisir du dossier Isaak. Les autorités érythréennes n’ont répondu à aucune de ces requêtes mais la procédure continue.

En juin 2014, saisissant l’opportunité que représente une nouvelle loi de compétence universelle en Suède, les trois juristes ont déposé une plainte devant la justice suédoise contre le président érythréen et certains de ses plus proches collaborateurs pour « crime contre l’humanité », « torture » et « disparition forcée » pour l’emprisonnement de Dawit Isaak. Ce nouvel espoir de faire libérer Dawit Isaak a été de courte durée. Le procureur suédois en charge du dossier a classé l’affaire à peine ouverte, arguant que la coopération des autorités érythréennes est improbable. Une procédure d’appel de cette décision n’a fait que confirmer le désintérêt de la justice suédoise pour l’un de ses propres ressortissant.

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.@hawelti Je demande au président erythréen de libérer Dawit Isaak #FightImpunity #Erythrée http://lc.cx/fghti via @RSF_RWB

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