Mexique
MariaEsther4DSC041122

María Esther Aguilar Cansimbe

Correspondante pour le journal Cambio de Michoacán disparue le 11 novembre 2009
J'interpelle le chef de l'État
Mexique_

Enrique Peña Nieto

Président des États-Unis mexicains

María Esther Aguilar Cansimbe

Correspondante pour le journal Cambio de Michoacán dans l’État du Michoacán, María Esther Aguilar Cansimbe a disparu le 11 novembre 2009. Elle avait 33 ans. Spécialisée dans la couverture d’affaires policières et criminelles au Mexique, également reporter au quotidien local El Diario de Zamora, la jeune journaliste a quitté son domicile de Zamora pour une destination inconnue après avoir reçu un mystérieux appel. Elle n’a jamais réapparu, laissant seuls son mari et ses deux petites filles. Le jour même, la famille déposait une plainte auprès du parquet général de justice du Michoacán. De son côté, Reporters sans frontières a exhorté les autorités à privilégier la piste professionnelle. L’organisation a participé à plusieurs réunions avec le parquet fédéral de justice et la Commission exécutive d’attention aux victimes afin que celle-ci soutienne la famille de la journaliste, notamment ses deux filles mineures.

Six ans après la disparition de María Esther Aguilar Cansimbe, l’enquête est aujourd’hui suspendue, les investigations du parquet fédéral spécialisé dans les atteintes à la liberté d’expression (FEADLE) ayant peu avancé. Avant sa disparition, la journaliste avait dénoncé une affaire d’abus d’autorité impliquant le directeur de la police et de la circulation de Zamora, lequel avait été démis peu après de ses fonctions. La journaliste avait également publié des informations relatives à la détention de deux chefs du cartel “La Familia” : “El 19 y 1⁄2”, en août, et “El Bofo”, le 30 octobre. Le groupe criminel avait alors fait pression sur elle.

Force est de constater qu’un an après la première campagne #Fightimpunity de RSF, l’enquête est restée au point mort. Le cas de María Esther Aguilar Cansimbe est devenu un triste emblème de l’impunité des crimes commis contre les journalistes au Mexique. Il est impératif que les autorités judiciaires relancent l’enquête. Le 30 août dernier, RSF écrivait au Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires dans l’objectif de relancer l’enquête.

Le Mexique reste l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Plus de 89 d’entre eux y ont été assassinés et 17 ont disparu au cours de la dernière décennie.

J'agis par Twitter

.@EPN Je vous demande d’agir afin d’élucider la disparition de María Esther #Mexique #FightImpunity http://fightimpunity.org via @RSF_RWB

J'agis par email

Votre email a bien été envoyé. Merci de votre participation !